Témoignages

Une accompagnante à la naissance: pourquoi s’en passer?

Par Martin Auger, papa utilisateur de service

L’idée venait de ma conjointe : elle voulait une accompagnante à la naissance. Je ne savais pas vraiment que ça existait, mais je me suis dit que, comme c’est elle qui allait expulser une botte de foin par le trou d’une aiguille, elle avait carte blanche pour ce genre de décision. Après tout, le premier accouchement avait été tout sauf idyllique : une césarienne d’urgence sous anesthésie générale après un travail interminable. Selon ses propres mots, l’inverse d’une visite dans un spa scandinave.

Je ne pouvais m’objecter à ce qu’une autre personne vienne l’encourager en lui disant qu’elle était bonne et qu’elle en était capable. Pour le premier accouchement, j’avais fait mon travail de futur père. J’étais allé aux cours pré nataux, j’avais suivi une dizaine de sessions de cours de préparation affective à la naissance, j’avais lu plusieurs chapitres de livres sur le sujet et ma conjointe m’en avait résumé au moins le double. Malgré toute cette préparation, lorsque le grand jour arriva, je dû me rendre à l’évidence que je ne pouvais pas être partout à la fois ni tout faire en même temps. Avec ce souvenir en tête, je fus d’accord avec elle à l’effet qu’une accompagnante ne pouvait pas nuire.

Mais voilà, avec le recul, je réalise que le terme « accompagnante » n’est pas le plus adéquat. Le service que nous avons reçu était beaucoup plus près du travail spécialisé. Catherine (c’est le nom pas du tout fictif de l’accompagnante car elle ne mérite pas de garder l’anonymat), a tout fait sauf chômer : une vraie bourreau de travail. Lors des rencontres prénatales, j’ai vite compris le genre de dynamique qui allait s’installer.

Le rôle de celle qui accouche allait être plutôt simple. Prendre le bébé et le pousser à l’extérieur du ventre. À noter que simple n’est pas un synonyme de facile… De mon côté, en tant que titulaire du titre « amoureux », je devais être en charge du côté affectif, c’est-à-dire gros, rester à côté d’elle pour qu’elle sache qu’elle n’est pas seule : flatter les cheveux, dire des mots doux, encourager, valoriser, etc.

L’accompagnante, c’est l’aide technique. Oui, comme ma naïveté l’avait prédit dès le début, elle encouragea ma conjointe et lui dit qu’elle était bonne et qu’elle en était capable. Cependant, il ne s’agit que d’une infime partie du travail. Elle était partout. Elle pensait à tout. Avant même qu’on ne puisse se rendre compte que quelque chose nous dérangeait, elle y veillait déjà. Le médecin allumait les lumières, elle les tamisait dès son départ. L’infirmière laissait la porte grande ouverte, elle allait la fermer aussitôt. Apparemment, accoucher est un acte rempli d’intimité. Sans qu’on le demande, un bol à vomi, un bol de glace, un paquet de débarbouillettes et des pop’sicles étaient à portée de la main. Dès que le travail évoluait, elle nous expliquait brièvement mais clairement ce qui se passait. L’infirmière était appelée à venir trop souvent car c’était un AVAC? Elle s’en est chargée et réussit à convaincre le médecin qu’elle pouvait faire en partie le monitoring en collaboration avec l’infirmière. La douleur était vive? Elle est la reine du Bonapace. Je ne comprends toujours pas d’ailleurs comment une personne peut faire autant de points de pression sur une si longue période. Finalement, quand le travail stagnait ou que le désespoir se mettait de la partie, on pouvait compter sur elle pour qu’elle suggère de nouvelles positions ou, pourquoi pas, une visite touristique de l’étage.

L’accouchement est un moment unique : une femme en douleur pendant de trop nombreuses heures, de la fébrilité bien parsemée un peu partout, de longues heures sans dormir et, paradoxalement, le plus beau jour d’une vie (toutes les naissances à égalité). Ça n’a aucun sens, mais c’est pourtant le cas. Avec une accompagnante, c’est la douleur et le stress qui sont diminués, pas la magie du moment. Même si mes compétences en la matière sont au stade de la presque ignorance, je suis d’avis que notre accompagnante a largement contribué au succès de cet AVAC,

Bref, si jamais nous devenons nostalgique des nuits blanches, des couches souillées et que nous décidons d’agrandir la famille, faire appel à une accompagnante sera un choix incontournable.

 

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